mercredi 17 octobre 2007

Demain avec Frédérique CALANDRA

Paris, le 17 octobre 2007,

Lettre à tous nos camarades socialistes


CherEs camarades,

Demain, jeudi 18 octobre, de 17h à 22h, les militantEs socialistes du 20e arrondissement vont pouvoir choisir leur tête de liste pour mener la bataille des élections municipales. À la fois pour Paris, et pour notre 20e arrondissement.

Librement. Car c’est le retour de la démocratie dans notre section, mise à mal lors des dernières investitures législatives, où les instances fédérales et nationales de notre Parti avaient refusé à la section et à ses militantEs le droit de se prononcer entre les différentes candidates.

C’est une des raisons pour lesquelles une forte mobilisation des militantEs est essentielle : nous avons entre nos mains le destin du 20e arrondissement, la possibilité de nous exprimer et de nous faire entendre, et nous avons le devoir, à l’heure où le risque d’une dissidence est important, de nous mobiliser plus que jamais pour montrer que les socialistes du 20e arrondissement sont debout.

Rénover Maintenant appelle, avec l’ensemble des sensibilités internes, au plus large rassemblement possible autour de la nouvelle candidature de Bertrand DELANOË.

Dans le 20e arrondissement, nous aurons le choix entre trois candidatures : celle de Frédérique CALANDRA, Adjointe au Maire de Paris Bertrand DELANOË, celle de Soulé DIAWARA, et celle de Danielle SIMONNET, Adjointe au Maire du 20e Michel CHARZAT.

C’est naturellement et logiquement que notre secrétaire de section Sandra CHÉLÉLÉKIAN et Rénover Maintenant se sont prononcés tôt pour la candidature de Frédérique CALANDRA, même s’il n’appartient à personne de contester la légitimité, la solidité et l’expérience des autres candidatures.

Car, nous le répétons, la responsabilité des socialistes du 20e est immense dans la première terre de gauche parisienne, et nous croyons Frédérique CALANDRA capable de l’incarner pleinement.

D’abord car c’est à notre sens la candidature du rassemblement.

Le rassemblement ne se décrète jamais, il se construit. Il est parfois utile de se remémorer les étapes de cette construction, et les sensibilités et personnalités qui l’ont rendue possible. Cela évite de s’enfermer dans des alliances de circonstance par facilité ou faiblesse. Tout au contraire, Frédérique CALANDRA, à l’aube de sa responsabilité nouvelle, doit continuer à s’inscrire dans une démarche politique globale, entamée conjointement il y a maintenant de nombreux mois avec notre secrétaire de section Sandra CHÉLÉLÉKIAN, et qui porte aujourd’hui ses fruits.

Offrir à toutes et à tous un cadre de travail serein et apaisé. Privilégier l’écoute et la construction plutôt que les polémiques sans fin et les règlements de comptes politiciens. Imposer un nouveau rapport avec les militantEs socialistes, mêlé de respect, d’attention, de formation, de valorisation, d’échanges. S’ouvrir encore et toujours sur l’extérieur par l’action militante, sur le terrain, plutôt que de s’enferrer dans des conciliabules interminables entre quelques responsables déconnectés de la réalité de notre arrondissement, ou emmurés dans des haines personnelles recuites.

Car il nous faudra bien demain trouver les voies et moyens de l’apaisement et du rassemblement, y compris avec celles et ceux, socialistes, qui se sont égarés dans une candidature dissidente contre notre candidate George PAU LANGEVIN aux dernières élections législatives. La chance de la gauche passe par ce nécessaire rassemblement, qui devra être conduit à la fois avec main tendue, mais également avec fermeté tant sur le contenu de notre projet politique, que sur la conduite et la composition de la liste municipale.

Qui de mieux dans ce rôle que Frédérique CALANDRA, à la fois ouverte mais consciente, combattante parfois aussi contre les quelques dérives locales constatées dans le passé ?

Ensuite, la candidature de Frédérique est pour nous la candidature du renouvellement.

Elle répond à nombre d’exigences, portées par Bertrand DELANOË pour Paris, en liant renouvellement et féminisation avec expérience et parcours.

Elle saura, nous en sommes convaincus, renouveler les pratiques du pouvoir local, asseoir son projet politique sur une équipe diverse, mobilisée et en lien avec la réalité de la vie des habitants du 20e arrondissement.

Elle saura ouvrir notre liste à la diversité militante du 20e, à la fois forces politiques de progrès, associations et acteurs de notre vie locale.

Elle a enfin pris le ferme engagement de ne pas cumuler sa future fonction de Maire avec une autre fonction élective, et de se consacrer ainsi pleinement à la conduite de nos objectifs municipaux dans le 20e arrondissement.

Enfin, la candidature de Frédérique est pour nous celle de la modernité et de l’efficacité.

C’est pour nous la candidate la plus capable de s’appuyer sur les actifs de nos deux mandatures depuis 1995, tout en sachant faire avec conscience, responsabilité et franchise, sans détour, le bilan de notre action politique locale.

Habitante de notre arrondissement depuis plus de 20 ans et femme de conviction et d’action, elle en connaît les attentes, les espoirs, les points forts et les faiblesses.

Elle a une vision de l’avenir de notre arrondissement en termes de logement, de mixité sociale, de transports, de démocratie participative, mais également de développement économique et de développement durable.

Elle soutient le « Paris métropole » qui est une nécessité plus que jamais d’actualité car le 20e n’est pas seul et dépendant de ses communes limitrophes comme l’est Paris.

Le travail commence. Il ne s’agit évidement pas simplement de se réclamer candidate de Bertrand DELANOË. Il ne suffit pas de décréter un large rassemblement, car personne n’est dupe de certains ralliements-revirements. Il s’agit bien de poursuivre une dynamique politique locale, au service de l’intérêt collectif.

Frédérique CALANDRA a les qualités pour incarner notre future Maire. C’est dans l’avenir, dans l’application de sa pratique politique, qu’elle deviendra effectivement la candidate de tous les socialistes du 20e. Les valeurs que portent les militants de Rénover Maintenant devront être entendues : bien que de coutume, dans notre Parti et dans le 20e, les effets d’annonce n’engagent que ceux qui les entendent, nous serons attentifs à ce qu’ils soient mis en pratique, non par opportunisme, mais parce que la rénovation, nous en sommes convaincus, passe aussi par le renouvellement de nos représentants politiques.

C’est donc avec confiance, espoir, et vigilance, que nous appelons l’ensemble de nos camarades socialistes à voter massivement pour la candidature de Frédérique CALANDRA.


Rénover Maintenant 20e



dimanche 23 septembre 2007

Ensemble, une nouvelle ambition pour le 20e arrondissement

Communiqué de Rénover Maintenant 20e – 23/09/07

Les socialistes parisiens sont appelés, le 18 octobre prochain, à désigner leurs têtes de liste, pour Paris et dans chacun des 20 arrondissements, afin de conduire le rassemblement nécessaire des forces de gauche en vue des prochaines élections municipales de mars 2008.

La volonté de Bertrand Delanoë de s’engager à nouveau pour conduire notre projet parisien impulse, sans aucun doute, une nouvelle dynamique que nous soutenons fortement. Dans une perspective collective avec l’ensemble des Parisiens, son projet consiste à donner un temps d'avance à Paris et à faire de notre ville un modèle urbain alliant justice sociale, performance économique, défi environnemental et culturel. Paris a connu une dynamique sans précédent depuis 2001. A nous de contribuer au nouvel élan dont il sera porteur pour les années qui s’annoncent.

Les objectifs qu’il a fixés sont clairs : les équipes au service du projet devront mêler expérience et renouvellement, s’appuyant sur la richesse de la diversité, des générations, des cultures, des expériences économiques, sociales, démocratiques, associatives,... Les têtes de listes auront le devoir de se consacrer pleinement à leur mandat, comme il nous a en donné l’exemple en s’appliquant le non cumul strict.

Dans notre 20e arrondissement, la responsabilité des socialistes est immense.

D’abord, première terre de gauche parisienne, notre arrondissement doit être en capacité de montrer l’exemple, et de permettre à Bertrand DELANOË de réaliser ses objectifs. Ensuite, et ne nous le cachons pas, le risque d’une nouvelle candidature dissidente est important, et pourrait mettre la gauche en grave difficulté.

Les socialistes du 20e doivent donc rapidement se mettre en ordre de bataille.

Comment ne pas s’enthousiasmer à cet égard du changement profond que Sandra CHÉLÉLÉKIAN, notre secrétaire de section, a impulsé dans une section il y a seulement 18 mois balkanisée, fermée, engluée dans ses querelles internes et des conflits personnels dépassés?

Félicitons-nous collectivement d’avoir su, autour d’elle, changer radicalement les méthodes de prise de décision et d’expression des adhérents. Chacun y a désormais sa place et son rôle, sans sectarisme, au service de nos ambitions collectives. Chaque militant peut enfin se sentir chez lui dans la section du 20e arrondissement, et cette avancée majeure va nous permettre d’aborder, pour la première fois depuis plus d’une dizaine d’années, la question de notre projet de territoire, de nos équipes et de nos futurs élus dans un cadre de travail serein, apaisé et productif, définitivement tourné vers l’extérieur, vers les habitants du 20e arrondissement qui nous regardent et nous attendent.

C’est ce qu’il nous faut rechercher maintenant : la personnalité qui, appuyée sur cette nouvelle force en marche, saura, une fois devenue Maire, incarner le renouveau de l’exercice des responsabilités, avec tous les socialistes, en faisant profiter à notre bel outil collectif de tous ses talents rassemblés.

Car il ne nous suffira pas de se contenter de continuer à gérer, mais bien d’inventer, à l’aube de notre troisième mandat local, un projet novateur et ambitieux, inventif et sérieux, radical et responsable, en s’appuyant sur les acquis considérables des deux mandats municipaux dans le 20e arrondissement, et du dernier mandat parisien de Bertrand DELANOË.

Nous avons donc le devoir, en responsabilité, d’incarner le rassemblement le plus large possible, la rénovation de notre exercice du pouvoir local, le rajeunissement, la diversité, le renouvellement et la féminisation de nos équipes, et en priorité celle de nos têtes de liste dans les arrondissements. Oui, disons-le clairement : le 20e arrondissement doit montrer l’exemple, et formons le souhait qu’une femme puisse porter nos espérances en mars 2008. Nous ne manquons pas de femmes de talent, de courage et d’expérience, à la capacité de rassemblement avérée.

La question qui nous est posée aujourd’hui est exclusivement locale : il s’agit bien de désigner la meilleure personnalité pour conduire une équipe diverse, qui devra, quoiqu’il arrive, rassembler tous les socialistes, quels qu’aient été leurs choix nationaux. Nous en appelons à la responsabilité et à la mesure de chacun. Il ne s’agit pas de poursuivre le débat sur les investitures présidentielles, en maintenant des frontières surfaites. Il ne s’agit pas de raviver à cette occasion des divergences sur la question du traité constitutionnel pour l’Europe. Il ne s’agit pas plus de remplacer une supposée baronnie locale par une autre.

Non. Car les enjeux et les défis qui nous attendent sont majeurs.

Faire avec courage, lucidité et recul le bilan de notre démocratie participative, laissée à elle-même ces derniers temps, pour lui permettre de se développer et s’épanouir. Réarmer nos outils de justice sociale. Gagner le pari du développement économique pour l’emploi. Réussir à faire de notre 20e l’exemple parisien du développement durable. Poursuivre nos efforts en faveur de la mixité sociale et culturelle. Faire de la démocratie sociale une réalité. Réaffirmer notre attachement à la laïcité. Et tant d’autres défis.

Des défis qui exigent du sérieux, de la constance et un temps entièrement consacré à cette tâche exaltante. Oui, affirmons notre refus catégorique du cumul des mandats, sans périphrase ni entourloupe : exigeons de notre futur Maire qu’il le soit pleinement, à l’heure où notre nouvelle députée George PAU LANGEVIN, viscéralement attachée à ce principe fort, ne saurait transiger sur la question.

Nous avons pour une fois les clefs en main, et la capacité d’affirmer le nouveau visage de notre section, capable de se rassembler sur les objectifs locaux, capable de proposer ses solutions, et en mesure de décider par elle-même.

Faisons le pari, cette fois, de partir ensemble au combat.

jeudi 28 juin 2007

Hyperprésidence? La continuité dans la rupture, par Arnaud MONTEBOURG

Née d’une guerre d’Algérie insoluble, la Ve République porte en elle l’exception de sa genèse. Chaque nouveau président se présente comme l’incarnation d’une rupture à venir, il est l’homme providentiel, la pierre angulaire du régime. À chaque élection présidentielle, le vice originel se révèle de plus en plus pernicieux pour les valeurs républicaines. Initialement parlementaire, notre République est devenue hyperprésidentialisme. La dernière élection présidentielle a, encore une fois, mis en lumière le piège bonapartiste qui fonctionne à merveille.

L’équation électorale se répète à l’infini. Le candidat de la droite a rassemblé les couches populaires oubliées et les classes moyennes précarisées dans l’unique but de satisfaire son propre électorat, la grande bourgeoisie mondialisée qui fit de lui le maire de Neuilly. À la différence de 1851, le coup - d’État n’est plus nécessaire car il est devenu « permanent » depuis 1958.

Nous avons face à nous un président de la République qui fait tout, laissant le reste au gouvernement ; ce dernier n’est qu’un simple cabinet présidentiel dont le moindre début d’initiative peut être contredit dans l’heure par le château élyséen. Tout le monde a d’ailleurs bien compris que ce fantomatique gouvernement n’avait pour seule mission que d’occuper les gazettes et les écrans avant le second tour des élections législatives. Les « débauchés de l’UMPS » jouent obligeamment les utilités sarkozyennes face à des médias toujours plus complaisants et dont la proximité personnelle et politique avec le nouveau chef d’État devrait nous questionner dans une démocratie prétendument mature.

La gauche doit impérativement réaliser que l’élection de Nicolas Sarkozy est inhérente à la dérive des institutions. Celle-ci n’a pourtant pas manqué d’éclaireur. À l’orée de la Ve République, Pierre Mendès France comparait déjà 1958 et 1851 : « Un régime né ainsi dans l’illégalité ne tombera que dans la rue. Ces gens-là ne remettront jamais légalement un pouvoir conquis par la fraude et la menace. » Malheureusement, les compromissions institutionnelles de la gauche au pouvoir ont été trop nombreuses. La faute majeure revient à François Mitterrand qui a exercé le pouvoir en se fondant dans le costume gaullien. De même, en inversant le calendrier électoral pour convenance personnelle, Lionel Jospin a, lui aussi, participé de cette dérive présidentialiste.

Aujourd’hui, la gauche française, et particulièrement son parti organique, le Parti socialiste, a une responsabilité historique. Elle doit, comme j’y invite mes camarades depuis 2002, se rénover de fond en comble en s’appuyant sur toutes ses valeurs pour retrouver la confiance de sa base sociologique naturelle que sont les couches populaires. La question sociale et la question institutionnelle sont intimement liées. Si elle veut revenir au pouvoir durablement pour lutter contre la mondialisation néolibérale, ce nouveau visage inquiétant du capitalisme dérégulé, la gauche doit construire, avec le peuple et pour le peuple, une VIe République. Retrouver la République contre le bonapartisme, réinventer le socialisme contre le néolibéralisme, telle doit être notre feuille de route.

Par Arnaud Montebourg, député PS, fondateur de la Convention pour la VIe République.

Tribune parue le 9 juin 2007 dans l’Humanité, rubrique "L’Humanité des débats"

"Conseil national des blâmes" par Thierry MANDON

Thierry MANDON, Maire de Ris-Orangis et Premier Vice-Président du Conseil général de l’Essonne, est porte-parole de Rénover Maintenant

Dans une province reculée de l’Ancien Empire Chinois, la tradition voulait qu’un chef de guerre rentrant chez lui victorieux soit soumis à la « nuit des blâmes ». Au cours de cette cérémonie méticuleusement organisée, les sujets pouvaient librement adresser au suzerain tous les reproches possibles, des plus fondés, comme la mort au combat d’un membre de la famille, aux plus variés. Il arriva ainsi qu’on reprocha au vainqueur l’affadissement des couleurs des drapeaux sous l’effet de la poussière ou le temps trop long passé à rentrer chez lui après la bataille.

Samedi matin dernier, lors du « Conseil National des blâmes », tous ces reproches et bien d’autres furent adressés à Ségolène Royal : drapeau de nos valeurs bradées aux sirènes centristes, absence ce jour-là qui traduisait le peu d’empressement à rejoindre les siens... Rien ne lui aura été épargné. Mais de la Chine du Moyen-Âge, le Parti Socialiste n’aura finalement retenu que la complexité et l’immuabilité de l’ordre intérieur. Car, pour le reste, le « conseil national des blâmes » n’aura pas eu pour objet de renouer, à travers la libre critique, la relation d’amitié et de confiance entre le valeureux combattant et son peuple, pas plus que de l’inviter à retrouver ainsi sa place parmi les siens. Le flot libéré des critiques n’avait pour seul objet que de fermer la porte à celle qui avait porté nos couleurs et de refermer la trop longue et douloureuse parenthèse qu’avait été, pour bon nombre de nos dirigeants, la campagne présidentielle. Que les sifflets contre les adhérents à 20 €, pourtant votés à l’unanimité des mêmes il y a quelques mois, aient donné la nausée, soit : nous sommes malheureusement convaincus depuis trop longtemps que l’intégration que nous professons pour la société a encore du chemin à faire dans nos rangs ! Mais les vociférations et mâles protestations contre la candidate, sa campagne et ses déclarations avaient pour objectif inavoué de masquer l’indicible : surtout ne rien changer. Au Parti Socialiste, depuis 10 ans, on ne change jamais une équipe qui perd : le Parti du mouvement est devenu le chantre de l’immobilisme.

Nous voici donc repartis avec les mêmes : François Hollande, soutenu par Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius au Parti, une pseudo refondation organisée à la va vite en 3 forums thématiques, des assises qui viendront après, quand on aura définitivement écoeuré tout postulant de venir travailler avec nous, quelques jeunes alibis pour éviter de toucher aux fondamentaux : c’est le scénario 2002.

On parle de refondation. Mais on commence à fermer, verrouiller et exclure, sous le regard distrait et souriant d’un 1er secrétaire qui depuis 10 ans n’aura jamais été là quand il le fallait pour défendre notre intérêt collectif.

Car l’intérêt collectif exigeait l’exact contraire des mortifères décisions de samedi : d’abord ouvrir, consulter, écouter, prendre le pouls d’une société dont notre appareil asséché n’entend plus que le lointain écho le soir des désillusions électorales successives. Ensuite, rendre à notre candidate le bénéfice de l’élan qu’elle a su créer, comprendre combien a du être difficile la campagne présidentielle où les bâtons dans les roues n’ont pas manqué. L’inviter ainsi à participer pleinement au travail de rénovation qui sera nécessairement collectif et ne peut se construire contre le Parti sauf à tirer un trait sur ce qu’il est. En appeler enfin aux militants pour qu’ils participent largement à nos Etats Généraux de la refondation plutôt que de faire siffler les plus nouveaux des socialistes.

Nous voici donc une nouvelle fois mal barrés ! Que faire ? Adhérez ! au risque du paradoxe, il faut dès à présent expliquer à ceux qui aiment le PS et veulent sa rénovation véritable, qu’ils doivent venir l’imposer à quelques dirigeants qui feront tout pour l’interdire. S’organiser ! Car il existe dans le Parti des rénovateurs dans toutes les anciennes sensibilités qui n’en peuvent plus de ces éventuelles luttes sclérosantes et n’acceptent pas les échecs programmés. Penser ! Car il est d’ores et déjà certain qu’à peine ripolinés, nos dogmes étoufferont toute pensée critique. Imagine-t-on nos éléphants dire autre chose que ce qu’ils expriment depuis 25 ans ? Pourtant, c’est en nous attachant à un authentique travail de réflexion et d’imagination que nous donnerons corps à la rénovation.

Je forme le vœu qu’en août prochain, à Fouras, nous ouvrions très largement ce processus d’impertinence collective, proposions d’y associer très largement et librement dans le Parti et hors le Parti ceux qui croient à la rénovation par les idées et réfléchissions dès à présent à l’organisation appropriée de cet « atelier rénovateur » sans lequel, je le crains, militer à gauche n’aurait plu guère de sens. Viendra, plus tard, la question de savoir qui il doit - ou pas - servir. Pour l’instant, il faut qu’il existe, au-delà des uns, des unes et des autres.

Avec une méthode tirée de notre conte chinois : là-bas « la nuit des blâmes » n’était finalement rien d’autre qu’un rappel aux combattants vainqueurs et glorieux de leur devoir d’humilité. La tradition chinoise ne dit pas que ce rappel ait été utile les soirs de défaite. Mais, habitués que nous sommes depuis 3 présidentielles, à la gestion des lendemains de batailles perdues, nous pourrions commencer par cela : l’humilité. Puis tracer le chemin : l’exigence. Le reste viendra alors, en son temps.

Thierry MANDON

dimanche 10 juin 2007

Trou de la Sécurité sociale : réaction de Thierry MANDON

Remboursement des emprunts : réaction de Thierry MANDON

Contrat de travail unique : réaction de Thierry MANDON

Bouclier fiscal - réaction de Thierry MANDON

Suppression des droits de succession - réaction de Thierry MANDON

Suppression de la carte scolaire - réaction de Thierry MANDON

Franchises médicales - réaction de Thierry MANDON



Thierry MANDON est porte-parole de Rénover Maintenant

Les premières mesures du gouvernement - entretien avec Thierry MANDON



Thierry MANDON est porte-parole de Rénover Maintenant

vendredi 1 juin 2007

Ce que SARKOZY ne nous dit pas !

Alors qu’il n’a de cesse de nous répéter pour mieux nous convaincre qu’il est le Président de tous les français, les 1ères mesures de Nicolas SARKOZY sont destinés à une minorité, la plus favorisée.

- Ainsi, la mise en place du « bouclier fiscal », garantissant aux contribuables de ne pas payer plus de 50% de leurs revenus en impôts ne s’adresse qu’à…3% des Français, évidemment les plus fortunés.

- De la même manière, la suppression des droits de succession promise par le candidat SARKOZY ne concerne que 10% des Français, les plus aisés. Les déductions concernant la grande majorité des français ont déjà été appliquées par les gouvernements de droite, depuis 5 ans.

- SARKOZY promet « le contrat de travail unique » en oubliant de préciser qu’aujourd’hui, 75% des salariés sont en CDI. Si le futur contrat unique est le CDI, pour tous, qu’il le dise ! Ce n’est évidemment pas ce qui est prévu. En réalité, 75% des Français qui travaillent verront les conditions de leur embauche revues à la baisse, c’est ça la réalité du contrat unique.

- De la même manière, le Président a promis de libérer les heures supplémentaires payées 25% de plus qu’actuellement et non imposables. C’est le fameux « travailler plus pour gagner plus ». Mais qui peut croire que le salarié décidera lui-même de faire des heures supplémentaires ? Ce sont évidemment les patrons qui en décideront, avec même un risque pour les salariés qui refuseraient de réaliser des heures en plus : il s’agit en effet, en France, d’un motif valable de licenciement ! Ce que le gouvernement oublie opportunément de nous dire, c’est que ces heures n’ouvriront aucun droit aux salariés, en matière de retraite et de protection sociale. C’est donc travailler plus pour…rien.

- En revanche, les quatre franchises médicales qui seront instaurées sur les consultations, sur les médicaments, sur les frais d’hospitalisation et sur les analyses médicales frapperont de plein fouet tous les Français, de manière égale. Ainsi seront en priorité durement prélevés les revenus modestes. C’est l’installation d’une médecine à deux vitesses : celle de ceux qui peuvent s’offrir le paiement de ces franchises, et celle de ceux qui devront renoncer à se soigner !

- Les sondages l’indiquent, près de 60% des Français sont opposés à la suppression de la carte scolaire. C’est pourtant la volonté du gouvernement de supprimer en trois ans cet outil qui, s’il doit être profondément rénové et adapté aux réalités d’aujourd’hui, garantit la mixité sociale. Que se passera-t-il en effet quand les parents pourront choisir librement l’école de leur enfant, sans rattachement de quartier ? Les écoles à grande renommée seront privilégiées, mais ne pourront évidemment pas accueillir tout le monde, alors que les écoles défavorisées seront abandonnées ! C’est la création de véritables ghettos qui s’annonce ! Et c’est déjà parti, le Ministre annonçant le « doublement des dérogations » dès la rentrée de septembre 2007 : pour qui ? Pour quelles écoles ? Sur quels critères ?

- Enfin, et c’est plus grave, aucune mesure n’est annoncée avant les élections législatives pour le comblement du gigantesque trou de la Sécurité sociale laissé par les gouvernements RAFFARIN et VILLEPIN. Le financement de notre protection sociale doit pourtant être assuré. Ce que SARKOZY et FILLON ne nous disent pas, c’est que se prépare un grand plan de restriction : en plus de l’instauration des franchises médicales, le gouvernement prévoit la mise en place d’un nouvel impôt : la « TVA sociale » qui n’aura de social que le nom ! Aucune précision n’est apporté aux électeurs sur ce nouvel impôt, payé par tous quelles que soient les différences de revenu.

mercredi 9 mai 2007

Plus que jamais, toutes et tous en campagne!

Communiqué de Rénover Maintenant 20e - le 9 mai 2007

Les résultats du second tour de l’élection présidentielle sont désormais connus : avec 53,06% des suffrages, Nicolas SARKOZY a été élu Président de la République.

Saluons la formidable campagne de Ségolène ROYAL qui aura fait souffler sur le Parti Socialiste un vent de rénovation, de renouveau, donner de nouvelles perspectives à la gauche, en amorçant remarquablement, en quelques semaines, un travail conséquent que le Parti Socialiste aura été incapable de faire en cinq ans depuis sa débâcle du 21 avril 2002.

Les socialistes, et avec eux la gauche toute entière, ont désormais réglé la question de leur leadership qui leur avait tant fait défaut dans les années passées : soyons-en sûrs, Ségolène ROYAL nous conduira dans l’avenir à de nombreuses victoires.

La tâche était plus que difficile pour notre candidate, qui aura défendu avec originalité et pugnacité un Pacte présidentiel qui porte tous les germes d’un projet socialiste renouvelé et ambitieux. Mais, parfois régulièrement contestée dans les rangs socialistes mêmes, dont certains ténors n’ont pas toujours respecté la décision souveraine des militants, victime d’un machisme poli et moderne, parfois également d’un certain conservatisme féminin, elle aura dû à la fois composer avec un Parti se refusant à l’évolution en campant sur ses dérisoires acquis, et affronter un adversaire coriace voire hargneux, doté d’une équipe solide, solidaire et efficace.

Il sera temps d’en tirer les conclusions nécessaires. Dans l’immédiat, l’heure est au rassemblement de tous les socialistes pour les élections législatives qui s’annoncent.

Le temps d’une analyse complète, politique et non politicienne, viendra, lui, après les échéances électorales de juin. L’ensemble du Parti Socialiste, de la gauche, des rénovateurs y sera associé. Alors ne nous laissons pas confisquer ce débat par ceux qui, quelques minutes après l’annonce des résultats, proféraient déjà des insultes et se lançaient dans des déclarations intempestives. Leur manœuvre est grossière : tirer des conclusions hâtives d’une telle campagne en quelques secondes pour tenter désespérément de s’emparer, de façon autoritaire, d’un appareil politique.

Disons-le clairement, ce n’est pas respecter les militants socialistes. C’est même les blesser et les insulter. C’est enfin se tromper sur la nature même de qu’est devenu, grâce à cet élan profond de rénovation insufflé par les rénovateurs sous la houlette de notre candidate, le Parti Socialiste d’aujourd’hui qui dépassent certains, englués dans des rapports de force archaïques et des techniques du passé.

Dans le 20e arrondissement, Ségolène ROYAL a réalisé un score historique de 64,63% qui place notre arrondissement en tête des résultats parisiens, confirmant notre poussée du premier tour.

C’est le fruit d’une implantation forte des socialistes et des forces de gauche au niveau local. Le fruit de la réussite des responsabilités qu’exercent notre Maire Michel CHARZAT avec son équipe municipale ainsi que nos parlementaires. C’est aussi le signe d’une terre solidaire et généreuse, tournée vers la démocratie participative, l’écoute et l’entraide. Il nous faut poursuivre dans ce chemin.

Un grand merci à notre candidate Ségolène ROYAL pour sa belle campagne originale et populaire.

Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui, dans notre arrondissement, ont porté si haut ses couleurs, et au premier rang desquels notre secrétaire de section Sandra CHÉLÉLÉKIAN qui a parfaitement orchestré et organisé cette mobilisation sans faille et payante, mettant à l’abri tous les militants de notre belle section des conflits d’intérêts personnels.

Il nous reste maintenant l’essentiel à réaliser : l’élection, le 17 juin prochain, de nos deux candidates aux élections législatives, Danièle HOFFMAN-RISPAL et George PAU LANGEVIN.

Plus que jamais, toutes et tous en campagne!

Consacrer désormais toutes nos forces à poursuivre la rénovation pour définir un projet de gauche adapté à la société d’aujourd’hui

par Thierry Mandon et Arnaud Montebourg

En obtenant Dimanche 47% des voix dans un scrutin présidentiel marqué par une participation électorale record, Ségolène Royal a réussi, dans des conditions très différentes, à repositionner la gauche au niveau où Lionel Jospin l’avait placée aux présidentielles de 1995. Beaucoup, comme nous tous, seront déçus par un résultat dont ils attendaient beaucoup plus, espérant la victoire. Mais peut-on considérer comme une "terrible défaite", selon les mots même d’un procureur indécent qui n’a pas attendu 5mn après 20h, dimanche soir, pour prononcer son réquisitoire, ce qui finalement n’est que le résultat tristement logique d’un parti socialiste dont nous avons si souvent dénoncé les conservatismes et le manque d’audace.

Rendons donc d’abord et avant tout justice à Ségolène Royal des changements considérables qu’elle a imposés aux socialistes dans sa campagne de modernisation accélérée : Révolution démocratique avec la VIème République, nouveaux outils de régulation économiques et fiscaux, priorité écologique, redéfinition et réorientation d’un projet européen protecteur et volontaire, ambition pour l’égalité scolaire, parité authentique. Sur tous ces points, Ségolène Royal aura imposé en 6 mois au parti des avancées pour lesquelles nous nous battions depuis 5 ans sans succès. Il faudra d’ailleurs rappeler à ceux qui ont la mémoire courte et dénoncent les errements de la période 2002-2007 que nous avons eu la constance de refuser la paresse idéologique et doctrinale dans laquelle nous ont enfermés les congrès de Dijon et du Mans et que nous n’avons jamais abandonné nos combats pour quelques responsabilités d’appareil. Cela nous rend plus fort pour soutenir le début de rénovation engagée par la campagne de Ségolène Royal, consacrer désormais toutes nos forces à la redéfinition d’un projet de gauche adapté à la société d’aujourd’hui et souhaiter vivement que Ségolène Royal fasse le choix de s’y investir, quels que soient les choix difficiles qu’il faudra assumer.

Car la rénovation d’un appareil sclérosé par 10 ans de gestion de compromis misérables sera tâche difficile. Elle impliquera de s’ouvrir puissamment sur la société, d’associer à notre réflexion intellectuelle, hommes et femmes de gauche d’autres formations politiques et d’inventer le cadre politique de ce travail d’envergure. Le Nouveau parti socialiste ? C’est toujours notre démarche, l’intention d’alors est désormais évidence pour tous. Mais il y a déjà urgence car 5 années, c’est court. Prendre la mesure véritable de l’état de la société et des aspirations des citoyens, définir un projet ambitieux et crédible, rénover les pratiques et les équipes, bref rattraper le retard stratégique considérable que nous avons pris vis a vis de la droite nécessitera beaucoup de temps, qu’il faudra accomplir dans un délai record ! Il faut donc engager ce travail sans attendre, un congrès de la rénovation, pouvant se muer en assises de la gauche rénovée, devra donc se tenir d’ici la fin de l’année. Nous n’accepterons pas les tergiversations qui, visant a reporter l’inventaire des raisons de la défaite, auraient pour conséquence de faire en sorte que rien ne change. On ne rejouera pas 2002 en 2007.

Pas plus qu’on ne doit changer l’objet de la réflexion. Déjà, les plus fatigués du travail politique nous invitent a engager une réflexion sur notre stratégie d’alliance. "A gauche toute" disent les uns ; "avec le centre" déclarent les autres ! Ce n’est pas ainsi que nous concevons la rénovation. Il serait d’abord stupide de devoir choisir l’une ou l’autre de ces stratégies. Un parti socialiste rénové devra pouvoir rassembler à sa droite et à sa gauche, faute de quoi il serait condamné a dépérir au bénéfice de formation plus jeunes et plus audacieuses. Mais surtout, la stratégie d’alliance n’est que l’aboutissement de la réflexion programmatique, en aucun cas son préalable. Quand nous devons repenser nos objectifs politiques et nos outils, il faut d’abord investir toute son énergie sur le projet. Viendra ensuite la stratégie d’alliance et les éventuels compromis.

"Rénover maintenant !" écrivions-nous après le Mans. C’est toujours et plus que jamais notre projet après la défaite. Mais ce combat dépasse désormais notre seule sensibilité. Il doit devenir celui du parti tout entier, voire celui de toute la gauche de gouvernement. C’est désormais à cela, plus qu’aux vaines querelles d’appareil, que nous devons nous consacrer.

- Thierry MANDON Porte parole de RM
- Arnaud MONTEBOURG

samedi 14 avril 2007

Cette année, je ne manifeste pas après, JE VOTE!

Les socialistes, radicaux et républicains du 20e arrondissement de Paris ont le plaisir de vous convier à un :

Grand pique nique citoyen
“Cette année, je ne manifeste pas après, je vote!”


Samedi 21 avril 2007
à partir de 12h

Sur le boulevard de Ménilmontant – 75020 PARIS
Entre les métros Père Lachaise et Ménilmontant

Venez nombreux et apportez à manger et à boire!

Contact :
Parti Socialiste 20e
Sandra CHÉLÉLÉKIAN – 06 81 98 63 15
partisocialiste20@noos.fr

jeudi 5 avril 2007

Quelle VIe République, par Bastien FRANCOIS


A gauche comme à droite, le constat est quasi unanime : dans sa forme actuelle, la Ve République a fait son temps. Dans tous les camps, le diagnostic est le même : la concentration absolue du pouvoir d'Etat dans la personne d'un président de la République juridiquement et politiquement irresponsable n'est plus acceptable. A tel point que sept des douze candidats à la présidence de la République proposent de passer à une VIe République. Mais quelle VIe République ? Le plus constant est Jean-Marie Le Pen. Il en avait fait l'un des thèmes de sa campagne en 1995. Mais sa préoccupation est moins démocratique qu'idéologique. Son programme de réformes vise à graver dans le marbre constitutionnel les valeurs du Front national (comme la "préférence nationale").

Le plus ambitieux (au point d'en avoir déjà rédigé la Constitution), mais le moins cohérent, est François Bayrou. Sous couvert de restaurer la responsabilité présidentielle, M. Bayrou ne fait qu'entériner la dérive présidentialiste de notre régime, tout comme le projet de réforme de Nicolas Sarkozy qui, lui, affirme ne pas vouloir toucher à l'esprit de la Ve République. En substituant au gouvernement le président de la République - qui devrait dorénavant "déterminer" lui-même et "conduire" en personne "la politique de la nation" -, le projet du candidat UDF accorde certes le droit et la pratique mais supprime du même coup, de fait, le principe parlementaire de la responsabilité politique du gouvernement.

De quoi pourra être responsable un premier ministre réduit à n'être qu'une simple courroie de transmission entre le président et le gouvernement ? De rien. Sera-t-il possible de contester devant le Parlement l'action du président de la République, de l'obliger à rendre des comptes ? Non, le président conservant de surcroît l'arme de la dissolution. Et puis, que se passerait-il en cas de cohabitation en l'absence de véritable premier ministre ? C'est l'infarctus qui menace notre système politique tous les cinq ans, et le césarisme présidentiel entre-temps. Autrement dit, la VIe République de M. Bayrou, c'est... la Ve République "en pire".

La plus prudente est Ségolène Royal. S'il ne faut pas méconnaître l'ampleur des réformes qu'elle propose (des droits nouveaux accordés à l'opposition au sein du Parlement jusqu'à l'ouverture de ce dernier à des initiatives citoyennes), tout comme la conception élargie qu'elle a de la VIe République (avec un fort volet de démocratie sociale), une importante ambiguïté demeure sur la nature des pouvoirs présidentiels et les conditions de leur exercice. Mme Royal promet certes de rompre avec le fonctionnement monarchique du régime, et sa VIe République est clairement parlementaire (le premier ministre n'est pas seulement nommé par le président, il doit être également investi par l'Assemblée nationale), mais le pouvoir gouvernant demeure bicéphale et, donc, pour partie irresponsable. Autrement dit, en l'état, la VIe République de Mme Royal, c'est... la Ve République "en moins pire".

Les plus audacieux sont les "petits" candidats de gauche, à l'exception d'Arlette Laguiller, qui ignore la thématique. Tous suppriment l'essentiel des pouvoirs du président de la République, voire son élection au suffrage universel direct. La VIe République de José Bové comme celle d'Olivier Besancenot est un régime d'assemblée, fondé sur la subordination complète du gouvernement à l'Assemblée nationale. Marie-George Buffet comme Dominique Voynet proposent un régime primo-ministériel gangrené par le poids du scrutin proportionnel et la limitation radicale des outils de rationalisation du parlementarisme. Autrement dit, à la gauche du PS, la VIe République, c'est... un retour à la IVe République.

Est-ce à dire qu'une VIe République rompant avec le présidentialisme irresponsable de la Ve République est impossible ? Qu'il est utopique de rêver pour la France d'une véritable démocratie parlementaire stable et efficace, sur le modèle européen, où le pouvoir gouvernant issu des élections législatives soit responsable de son action devant la représentation nationale ? Que le verrou de l'élection présidentielle bride toutes les initiatives de modernisation démocratique de nos institutions chez ceux qui ont quelque chance d'accéder à la présidence de la République ?

La campagne présidentielle n'est pas terminée. Le pouvoir gouvernant ne sera d'ailleurs attribué qu'au terme des élections législatives. L'idée d'une procédure constituante participative a été lancée. Il existe donc un espace politique suffisant pour relever le défi du contenu de la VIe République. Un défi qui pourrait se révéler gagnant si la gauche trouvait là un moyen de se rassembler.

Bastien François, professeur de science politique à l'université Paris-I, est cofondateur de la Convention pour la VIe République (C6R).

L'avénement de la VIe République

L’annonce par Ségolène ROYAL de l’avénement, en cas de victoire, de la VIe République a relancé la campagne présidentielle et témoigne, si besoin en était, de la rénovation du logiciel socialiste que notre candidate, ardemment et patiemment, mène. Cette avancée considérable, pour toute la gauche et pour les citoyens, mais aussi pour le Parti Socialiste qui l’avait refusée dans sa synthèse au Congrès du Mans, motivant ainsi notre refus de l’intégrer, méritait bien une lettre spéciale de Rénover Maintenant 20e consacrée aux questions institutionnelles, désormais au coeur des enjeux de la campagne.

Ainsi, et nous l’avons toujours défendu, le projet de transformation sociale que nous appelons de nos voeux et que nous avons souvent tenté dans le passé d’appliquer, cessera de se fracasser sur les institutions conservatrices de la Ve République. C’est tout l’espoir du changement réel qui est ainsi rendu possible avec cette vision nouvelle de l’exercice de la démocratie dans notre pays.

Au-delà, c’est l’ensemble des thèmes majeurs des rénovateurs qui sont repris, appuyés et poussés par Ségolène ROYAL : la question européenne et la renégociation annoncée du traité constitutionnel avant son adoption par référendum par les Français, le discours sur la maîtrise de la mondialisation libérale, des mesures fortes contre les délocalisations, ou la remise au coeur de notre projet de l’éducation, de la recherche et de l’innovation. Des thèmes qui nous sont chers et que nous avons défendus ardemment.

Mais la bataille commence. Le Pacte présidentiel, rappelons-le, ne sera appliqué que si le 6 mai prochain, les Français font confiance à Ségolène ROYAL pour construire la France de demain, une France plus juste et plus forte.

La victoire est en marche. Tous sur le pont pour faire gagner notre candidate et remporter dans la foulée la majorité législative qui nous permetra de changer enfin de régime, et d’en finir avec la brutalité, le culte du chef et les blocages de la Ve République à bout de souffle, qu’aujourd’hui seule l’UMP porte aux nues.

Le Conseil d'administration de Rénover Maintenant 20e : Damien DESCHAMPS, Moira GUILMART, Thierry LASSABATÈRE, Franck LECÊTRE, Katia LOPEZ, Jean-Jacques PASCAL, Romane SARFATI

Enfin la VIe République ! par Thierry MANDON


Thierry MANDON est porte-parole de Rénover Maintenant

C’est devant près de 5000 élus réunis à la Porte de Versailles que Ségolène Royal a choisi d’annoncer officiellement son engagement pour la VIe République et son intention de soumettre au référendum, dans les 6 mois qui suivront son élection, la réforme constitutionnelle sur laquelle elle s’est désormais engagée. Depuis les premiers jours de la campagne, à Frangy déjà, elle avait marqué sa volonté d’une révolution démocratique afin d’en finir avec une Ve République à bout de souffle. Cette révolution touchait tous les volets institutionnels :
- le volet politique : rééquilibrage des pouvoirs en faveur du Parlement(suppression de l’article 49 3,du vote bloqué,encadrement des ordonnances ), dose de proportionnelle pour les législatives, droits de l’opposition, nomination dans les autorités de régulation soumise au vote des 3/5 du Parlement, fin du pouvoir de blocage du Sénat sur les révisions constitutionnelle, pétition d’initiative législative populaire, saisine directe par les citoyens du Conseil constitutionnel...
- le volet éthique, avec le non cumul d’un mandat national avec tout autre mandat, la limitation dans le temps du renouvellement des mandats, le renforcement de la parité.
- le volet judiciaire avec une réforme de la justice et la fin de la présidence du conseil de la magistrature par le Président de la République.
- le volet territorial, enfin, avec une décentralisation clarifiée, les jurys citoyens et le droit de vote des étrangers aux élections locales.
Toutes ces évolutions figurent dans les priorités du pacte présidentiel. Il manquait la logique d’ensemble, l’affirmation essentielle pour les citoyens que ces réformes formaient un tout cohérent et qu’avec elles on changerait définitivement de système politique. Depuis l’engagement public de Ségolène Royal pour la VIe République, c’est chose faite. En ces temps de surenchères anti-système, on ne peut que se réjouir qu’une république nouvelle qui succèderait a la Ve soit baptisée pour ce qu’elle est : la VIe République. Ceux qui ont vécu nos derniers congrès, tout particulièrement celui du Mans mesureront pourtant la force du pas que Ségolène Royal fait franchir au parti.
Il y a quelques mois, face aux interrogations de quelques uns de nos camarades, Arnaud MONTEBOURG expliquait notre engagement résolu derrière Ségolène en y voyant la possibilité de faire avancer considérablement nos convictions. Depuis, la plateforme européenne a été réorientée, les questions sociales et industrielles sont abordées frontalement et la VIe République est devenu engagement de campagne. Il nous reste désormais à faire en sorte que nos convictions soient majoritaires dans le pays.
En soutenant sans relâche le combat rénovateur de Ségolène durant ces dernières semaines de campagne nous nous en donnerons les moyens. De toutes nos forces agissons pour la victoire de Ségolène. Et que vienne la VIe République, vite.

Comment réformer la Constitution et passer à la VIe République? par Jean-Jacques PASCAL


Et d'abord quel contenu?...Les propositions remises à Ségolène Royal par les deux présidents de groupe parlementaire qu'elle avait chargés de cette mission reprennent pour l'essentiel les engagements du projet socialiste en le complétant des apports originaux de la candidate, en particulier sur la démocratie participative et la démocratie sociale. L'ensemble constitue un réel changement par rapport au texte actuel et surtout par rapport aux dérives auxquelles on a assisté dans le sens d'un pouvoir toujours plus personnel. Est confirmé également l'engagement d'aller vite et de soumettre au peuple français les réformes envisagées par référendum dans les six mois. Notre candidate, dans l'optique de redonner du sens à un régime qui reste parlementaire, veut associer étroitement le Parlement à la révision de la constitution: c'est pourquoi elle a utilisé l'image de l'assemblée constituante. De fait, une révision profonde de la constitution, voire l'adoption d'une nouvelle constitution n'implique pas la réunion d'une constituante. Notre pays a connu quatre assemblées constituantes, en 1789, lorsque le tiers état s'érige en une telle assemblée, en avril 1948, lorsque le gouvernement provisoire organise l'élection d'une constituante, en 1871, lorsque la loi Rivet du 31 août confie à l'assemblée cette qualité et en 1945, lorsque le peuple est appelé à conférer par référendum la qualité d'assemblée constituante à l'assemblée qu'il élit le même jour. On remarquera que l'élection d'une constituante, quelles qu'en soient les modalités, fait toujours suite à des évènements sérieux ou graves. Ce caractère de gravité et d'effondrement d'un régime existait aussi en 1958 et pourtant, la naissance de la Vème République n'a pas suivi la mise en place d'une constituante: la constitution de 1958 a été élaborée par un groupe de travail, puis soumise à un comité consultatif constitutionnel, en vertu d'une loi constitutionnelle votée par la dernière assemblée de la IVème République.
Constituante ou pas constituante au sens juridique du terme, c'est une bonne chose que l'assemblée élue en juin délibère sur les propositions de révision constitutionnelle qui seront soumises au peuple français: rien n'interdit de changer le numéro même de la République et le recours au référendum est une excellente formule pour donner de la solennité et de la force à cette révolution démocratique. Le problème qui n'est pas tranché est de savoir sur la base de quel article de la constitution sera organisé le référendum: l'article 89, qui permet aux citoyens de confirmer l'accord obtenu dans les mêmes termes au niveau des deux assemblées (mais le Sénat est très concerné par les réformes envisagées..) ou l'article 11, autorisant le président de la République à soumettre directement au référendum tout projet de loi "portant sur l'organisation des pouvoirs publics", auquel cas, la gauche retournerait contre la droite l'arme qu'elle avait utilisée en 1962, en la personne du Général de Gaulle, lorsque fut mise au vote l'élection du président de la République au suffrage universel, source de bien des dérives qu'il nous faut maintenant corriger pour que les beaux mots de Démocratie et de République aient encore un sens dans notre pays...

La Ve République est morte, vive la VIe ! par Sébastien DUVAL


Comment pouvons-nous espérer voir aboutir notre projet social, sans nous doter au préalable d’une République permettant de le mettre en œuvre ? Nous ne pouvons que constater la défaillance de la Ve République. Il est temps de tourner la page et d’édifier la VIe République, pour replacer le citoyen au cœur du système décisionnel et pour réconcilier les français avec l’action politique. La VIe République, telle que Rénover Maintenant la propose, ne ressemble en rien au régime présidentiel, apanage des ultra-libéraux, que propose François Bayrou. Notre VIe République sera parlementaire, sociale et laïque et devra permettre :

L’affirmation de la responsabilité politique dans un régime primo-ministériel

Un Président de la République arbitre, garant du respect de la Constitution et de l’indépendance de la Justice, disposant de pouvoirs nouveaux et renforcés d’arbitrage.

Un Premier Ministre véritable chef de l’exécutif, disposant de tous les pouvoirs de gouvernement en matière de diplomatie, défense, politique européenne, nomination et révocation des principaux emplois civils et militaires. Le Premier Ministre et son gouvernement sont responsables devant l’Assemblée Nationale et disposent du droit de dissolution. La question de confiance instaurée par l’article 49.3 est supprimée (sauf pour la loi de finance), l’usage du vote bloqué et l’usage des ordonnances sont fortement restreints.

Une Assemblée Nationale renforcée dans ses pouvoirs de délibération et de contrôle sur l’exécutif, sur les finances publiques et sur l’administration, disposant de la complète maîtrise de son ordre du jour, de la motion de censure « constructive » (obligation de préciser dans la motion de censure le nom d’un Premier Ministre alternatif), et de moyens élargis (commissions d’enquêtes, auditions des hauts fonctionnaires, mise à disposition de la Cour des Comptes, …).

Un Sénat aux pouvoirs limités, devenant une chambre d’opinions élue directement pour 6 ans à la représentation proportionnelle dans le cadre régional.

Une nouvelle place pour les citoyens dans le système représentatif

Mandat unique des parlementaires avec interdiction d’exercer plus de trois mandats consécutifs, pour « dé-professionnaliser » et réhabiliter l’exercice du mandat représentatif.

Suppression de toutes les formes de suffrage indirect, notamment pour les membres des intercommunalités.

Droit de vote aux élections locales et éligibilité pour les résidents étrangers communautaires et non communautaires.

Référendum d’initiative populaire (national et local), et possibilité de faire inscrire toute proposition de loi au débat et au vote de l’Assemblée Nationale, par voie de pétition à l’initiative des citoyens.

Saisine de la Cour Constitutionnelle par tout citoyen y ayant intérêt à l’occasion d’un procès et possibilité de saisir, à travers un membre du Parlement, le Conseil Supérieur de la Justice chargé de veiller au respect de l’égalité des citoyens devant la justice.

Droits de l’opposition avec la mise en place d’un statut garanti au niveau national comme au niveau local.

Renforcement de la parité.

Textes de référence : - « La Constitution de la VIe République – Réconcilier les français avec la démocratie » - Arnaud Montebourg et Bastien François, Edition Odile Jacob - Motion 5 présentée lors du Congrès du Mans défendue par Rénover Maintenant.

L’enthousiasme en politique : la VIe République, par Denise THOMAS


Un demi-siècle, une cinquantaine d’années en histoire de France, ce fut le temps, par exemple : de la mort de LOUIS XIV à 1789, c’est le temps présent de la fabrication de l’Europe, c’est aussi la durée de la Ve République, de 1958 à aujourd’hui. L’histoire se bouleverse en un demi-siècle, et il serait logique de fabriquer un nouvel arrangement politique qui remplace celui sorti de « l’après guerre » et de l’après celle d’Algérie. « Pensons-nous historiquement ».

Quand j’ai entendu Ségolène Royal prononcer « VIe République » j’ai, comme tant d’autres citoyens, frissonné d’un violent enthousiasme, perdu depuis des lustres. La mise en œuvre d’une constituante, c’est la suite tangible et tranquille des débats participatifs et la mobilisation des citoyens autour d’un travail politique d’une portée nationale, certes, mais aussi un marquage historique et international.

Que pourrait contenir la VIe constitution républicaine en ce début de XXIème siècle ?
Le nettoyage de notre droit et du fonctionnement de la Justice. L’intégration des institutions concernant l’écologie et le respect du vivant . Le combat contre l’ivresse du pouvoir quand on le détient trop longtemps. La déclinaison de toutes les applications des principes de laïcité, l’affirmation d’un code du travail respectueux de la dignité des gens. La prise en compte du monde tel qu’il est aujourd’hui (dominé par l’ultralibéralisme économique), et l’énoncé des moyens choisis par notre République pour en limiter les désastres.
Je m’emballe, c’est vrai, parce que ce sujet me semble l’atout majeur de notre candidate.
Et pour en rajouter dans le symbolique, on peut aussi parler de notre tradition, pays des droits de l’homme, inventeur de révolutions.
Il ne restera plus, après la VI ème République, qu’à travailler avec d’autres à une vraie constitution européenne, à une autre OMC et une solide ONU avec une convention mondiale écologique…
En voilà du désir d’avenir !

La nécessité sociale d’une VIe République, par Franck LECETRE et Sébastien LASSERRE


Accepter d’entreprendre une mutation profonde des institutions, c’est accepter le diagnostic selon lequel il existe une crise réelle entre les attentes populaires et l’exercice du pouvoir ! C’est aussi accepter de prendre notre part de responsabilité dans cette crise de confiance ! C’est enfin accepter de remettre en cause un système verrouillé par des conservateurs de tous bords qui préfèrent gouverner à vue au gré de leur sensibilité, de leur idéologie et au détriment du peuple « souverain » !

L’avènement de la VIe République, prônée par Ségolène ROYAL, est à la mesure des enjeux pour la France : « le progrès pour tous, le respect pour chacun et l’ordre juste ». Ce symbole fort de la rénovation marque le clivage avec la droite dans son ensemble. Plus qu’une rénovation technique de nos institutions, c’est bien un projet de transformation de la société par la revalorisation du mandat électif et par la participation du citoyen dans le processus de décision politique. Se joue ici notre capacité à proposer un cadre social favorisant le lien à tous les niveaux : le vivre ensemble.

A l’évidence, notre civilisation vit une mutation profonde depuis plusieurs décennies. Notre monde est devenu plus complexe, plus vaste. Les élus politiques sont sans cesse confrontés à des arbitrages antinomiques entre le collectif et l’individu, le global et le local, le court terme et le long terme. Nous savons désormais que la réponse à chaque problématique n’est pas unique ! Dans ce contexte, seule une participation active des citoyens peut permettre de trouver des solutions efficaces et pertinentes à leurs problèmes quotidiens. Cette nouvelle République est une formidable opportunité de créer un projet collectif impliquant et valorisant pour tous.

La généralisation de la démocratie participative, la présence de salariés dans les organes de direction des entreprises, la prise en compte des propositions de lois d’initiative citoyenne, le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, le principe d’une nouvelle étape de décentralisation, les réformes multiples destinées à redonner de l’éthique dans les pratiques politiques constituent quelques-unes des mesures phares des institutions de demain.

Ainsi, l’innovation consistera à mieux insérer les citoyens dans les institutions avec un réel pouvoir d’influence sur l’action politique. De ce combat naîtra un pouvoir législatif fort car plus représentatif de la population, exerçant une réelle force de propositions et de contrôle sur l’exécutif. Les parlementaires, au mandat unique, porteront ce contrat avec vertu au sein d’une assemblée plus active. De cette manière, les citoyens mis hors du banc pourront s’y retrouver et croire au changement. Ils ne veulent pas être défendus par des leaders communautaires à défaut d’élus crédibles.

L’intensité des débats pour le référendum Européen en 2005, le nombre record d’inscriptions sur les listes électorales dans le cadre des élections à venir montrent la volonté des électeurs à faire vivre pleinement la démocratie de notre pays. Les citoyens veulent être acteurs de la société et de la République ! … la VIe?

Portrait d'un militant, par Michaël DUDRAGNE


Récemment, on m’a demandé « mais depuis quand te sens-tu socialiste ? ». J’avoue avoir eu du mal à répondre…Ma famille n’était pas politisée, des amis regardaient mon militantisme débutant avec amusement. Gageons qu’avoir grandi dans la circonsription électorale d’Arnaud Montebourg et avoir eu la chance d’étudier la science politique m’ont aidé à faire le choix de la famille politique qui représentait le mieux mes idéaux.

Il est plus facile d’expliquer pourquoi je me sens rénovateur. Bien que n’ayant pas été un client particulièrement assidu des cours de droit constitutionnel, je sens bien que les Français ne demandent qu’à pouvoir croire à nouveau en l’action de nos dirigeants. Pour cela, il n’y a pas beaucoup d’alternatives envisageables. Il importe de clarifier les règles du jeu, de remettre la responsabilité au cœur du système et surtout d’empêcher toutes les dérives d’utilisation du pouvoir qu’a pu engendrer la Vème république…Alors, rénovons dès maintenant notre vision des institutions…et aidons notre candidate à défendre cette Vième république réclamée depuis si longtemps.

Michaël, 25 ans, travaille dans le département communication d’un groupe de transports en commun.

samedi 17 mars 2007

Café politique Recherche et innovation

Rénover Maintenant dans le 20e arrondissement a le plaisir de vous inviter à son prochain Café politique, consacré, dans le cadre de la campagne présidentielle de Ségolène ROYAL, aux questions de la recherche et de l’innovation, avec deux spécialistes du sujet : Bertrand MONTHUBERT et Thierry MANDON

Recherche & Innovation

Café politique

Jeudi 29 mars 2007 à 20h00

Au local de la section PS 20e - 10, rue du Cambodge - 75020 PARIS
Métro Gambetta

Avec pour invités :

Bertrand MONTHUBERT
Maître de conférences et co-fondateur de l’association “Sauvons la recherche”

Thierry MANDON
1er Vice-Président du Conseil général de l’Essonne,
Président du Genopole et de l’Agence pour l’économie en Essonne

Animé par Thierry LASSABATÈRE, membre de la Commission Administrative de la section PS 20e, Ingénieur-chercheur, Docteur en mécanique et Docteur en Histoire

dimanche 11 mars 2007

Arnaud MONTEBOURG dans le 20e arrondissement

Dans le cadre de la campagne présidentielle, la section du 20e arrondissement de Paris animée par Sandra CHÉLÉLÉKIAN a le plaisir de vous convier à sa :

GRANDE RÉUNION DU CHANGEMENT
Avec
Arnaud MONTEBOURG
Porte parole de Ségolène ROYAL

Présentation du Pacte présidentiel

Mercredi 14 mars
20h45

à La Bellevilloise, 21 rue Boyer
métro Gambetta, sortie place Martin Nadaud

Une femme à l'épreuve, par Florence MORETTI


La valse des sondages fait tanguer les socialistes et accompagne la volatilité du vote des Français. Les sondages nous chahutent : un Français sur deux pensent que rien n’est joué, 50% n’ont pas fait leur choix et 55% souhaitent voir Bayrou au 2ème tour. N’oublions pas qu’il reste encore six semaines de campagne !

Les sondages ne doivent pas lasser les indécis, car ce serait notre double peine. Nous n’aurions pas encore parlé de fond que la forme l’emporterait. La politique c’est une vision à long terme de l’avenir de la France, et non une succession de sondages manipulant les citoyens. Aujourd’hui, celle qui pâtit de ces vire voltages au gré de la météorologie médiatique, c’est bien notre candidate, car si elle se garde bien de les commenter, il n’en reste pas moins que les citoyens sont agacés par cette mauvaise foi médiatique qui réduit cette campagne à sa forme la moins noble. On dissèque ses tenues, moque sa cambrure ! La gauche doit résister à la bassesse avec laquelle on détourne volontairement notre candidate des enjeux de fond ! N’entrons pas dans la gueule du loup !

Mise au pilori depuis le vote interne, on l’attendrait au tournant…. Nous même militant-e-s faisons parfois le jeu des médias qui la considèrent comme illégitime pour accéder au plus haut poste de l’Etat.

Et si la gauche la soutenait vraiment ? Si dans nos rangs nous arrêtions d’être sarcastiques à son encontre ? Ne faisons-nous pas aussi le jeu de nos adversaires ?

Que les médias réduisent son programme à une peau de chagrin, offrant pour certains, du pain béni à leur ami Sarkozy, c’est une chose inadmissible pour une démocratie comme la nôtre mais que dans notre propre camp nous la réduisions en feu de paille, et que nous participions à sa chute, c’en est une autre. Nous en porterons la responsabilité. Enfin, j’entends ici et là des socialistes tentés par Bayrou, alors rappelons-nous la leçon italienne de Romano Prodi, rappelons-nous que lors des législatives qui suivront nous aurons la gueule de bois parce que sans la droite point de députés UDF au Parlement.

Nous avions, le cœur meurtri, soutenu Chirac en 2002 et osions espérer qu’il gauchirait son mandat, et si le Bayrou 2007 nous refaisait le coup du Chirac 2002 ? Si l’homme antisystème était finalement un animal politique comme les autres ? Que son histoire politique le ramènerait naturellement vers la droite mais qu’entre temps il aura créé de l’espoir dans le peuple de gauche ? Rappelons-nous que Bayrou reste, malgré son envol, le candidat de l’attente, de l’électeur indécis alors militons sur le fond, véritable enjeu du scrutin à venir. Tant de citoyens nous attendent ! Battons nous contre le programme ultralibéral et atlantiste de Sarkozy. Et si Le Pen n’est pas cette fois dans les starting blocks du 1er tour, rappelons-nous que son relais Sarkozy souhaite un Ministère de l’immigration et de l’identité nationale….inquiétante remise en question des fondements de notre République.

Alors militant-e-s socialistes, rien n’est joué. Portons haut et fort notre Pacte car c’est dans la confiance de notre propre camp que la victoire se construit avec et pour nos citoyens !

SARKOZY et le milieu populaire, par Yasmin ROUXEL et Michel ROBERT







Citation du ministre d’Etat : « Je suis le candidat UMP de la France debout et digne ». Il parle de « la France qui souffre » en essayant d’y glisser un ton paternaliste et empathique, empruntant dès lors un vocabulaire médico-psychologique…Pour quel programme ?
Il prône la précarité par les CNE et l’intérim et continue de précipiter les demandeurs d’emploi vers l’insécurité des lendemains et les fonds abyssaux, le tout malgré l’accroissement du nombre de Rmistes (+ 250 000 depuis 2002).
Sa France, c’est la remise en cause du droit de grève et des acquis sociaux obtenus par le mouvement syndical dans ses luttes pour le progrès social.
C’est sa politique contre les immigrés et leurs enfants nés en France, suivant ainsi la pire tradition FN.
Une pique en direction des jeunes de cités, une pierre dans le jardin des sans papiers, un clin d’œil aux électeurs du FN : il y croit à la lepénisation de la société….
Par le rejet des exclus, SDF, sans logis, par la chasse aux sans papiers (cf. les rares articles sur le sinistre épisode des Restos du Cœur à République), il révèle une logique paradoxale en se faisant passer pour un ami des couches populaires…
C’est cela sa rupture ! 3% de logements sociaux à Neuilly…Quelle rupture !!
La vie chère, la précarité, c’est le quotidien des milieux populaires avec les salaires qui stagnent.

Licenciements de masse (Alcatel, Alsthom…), droits au logement de plus en plus réduits,chômage, vie chère, précarité,… c’est cela sa France.
Face à lui et sa droite dure, la Gauche doit regagner la confiance des ouvriers, des employés et des chômeurs, c’est le pourquoi du pacte pour le travail que propose Ségolène Royal, seule mesure capable de combattre le chômage et l’exclusion.
Nous devons désacraliser Sarkozy, sa politique libérale et son absence de bilan.
Les Socialistes doivent être les artisans du combat contre le libéralisme sauvage incarné par l’UMP et son candidat anti-social.
Les militants et militantes de Rénover maintenant en seront le fer de lance.
Rénover le fondement même des institutions afin de protéger tout citoyen des dérives d’un exercice de pouvoir abusif profitant de la corrosion actuelle des instances étatiques.
Seule Ségolène Royal et la Gauche peuvent changer la donne et tendre la main aux couches populaires.

La "social escroquerie" de François BAYROU, par Damien DESCHAMPS


C’est donc désormais la fable que l’on nous demande d’avaler depuis quelques semaines, c’est donc le petit frisson nécessaire qui agite les journalistes en mal de sensation forte, François BAYROU, le candidat du ni-ni, serait en train de réaliser une OPA inamicale aussi bien sur la clientèle de l’UMP que sur l’électorat socialiste. Curieux grand écart qui devrait déjà inspirer la méfiance…

Et aucune précaution n’est prise par les journalistes et les instituts de sondage qui nous expliquaient encore il y a peu qu’il n‘y avait rien à attendre d’une campagne présidentielle totalement verrouillée et jouée entre Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY. Une telle incohérence et inconséquence à trois semaines d’intervalle, la schizophrénie nous guette.

Il faut faire scoop et sensation, remettre un peu d’enjeu dans une élection qui finalement ne leur convient plus, ne leur semble pas suffisamment soumise à suspense. Après avoir eux-mêmes écrasé la concurrence, les médias et instituts de sondages créent désormais de toutes pièces un frisson qui viendrait déranger leurs propres prévisions. On tourne en rond.

Et peu importe le reste. Peu importe que l’électorat tenté par BAYROU soit le plus friable, incertain de son choix à plus de 60%. Peu importe qu’on laisse le béarnais évoluer en eaux troubles, dans un flou programmatique rarement atteint par un candidat à l’élection présidentielle. Peu importe qu’il soit incapable de dire avec qui et surtout avec quelle majorité législative il compte gouverner demain, et sur quelle ligne politique. Peu importe que l’ensemble des députés de l’UDF aient été élus par la droite. Peu importe que dans tous les exécutifs locaux, quelles que soient les collectivités territoriales, régions, conseils généraux, communes, communautés d’agglomération, l’UDF siège fièrement aux côtés du grand frère UMP, vote contre les budgets adoptés par la gauche y compris au mépris de l’ « intérêt collectif » qui semble aujourd’hui agiter l’ancien Ministre de l’Éducation nationale d’Édouard BALLADUR et d’Alain JUPPÉ. On est bien loin, sur le terrain, dans la réalité de l’action, du fameux ni-ni censé sauver le débat politique français de l’appauvrissement.

Pour le contenu programmatique, on l’a dit, il faut sortir loupes et détecteurs d’idées tant BAYROU et ses sbires pèchent par vide sidéral autour de leur vague concept de la « social économie ».

On demande à cor et à cri à Ségolène ROYAL de la preuve, des idées, des réformes, une vision sous peine de la condamnation immédiate, mais alors pour ses collègues masculins, nada. SARKOZY se promène de plateau en plateau, pavane de radio en radio, erre de pays en pays en trimballant deux-trois idées toutes faites censées exalter l’homme viril et la France prétendue raciste qui attend l’ordre, pendant que François BAYROU, avec insistance et fausse naïveté assez pénible, agite comme seul talisman son positionnement de rejet, sensé être original.

Alors, en cherchant bien, on trouve trois ou quatre mesurettes censées enthousiasmer les foules, et qui mériteraient surtout d’être mieux connues des quelques égarés de gauche qui peuvent visiblement encore se permettre d’attendre 5 ans supplémentaires que la gauche repasse…

Très puissante mesure du centriste révolutionnaire et idée-phare : permettre « à toute entreprise qu’il le souhaitera de créer deux emplois nouveaux sans charges pendant cinq ans »…« sans aucune exigence » ! On comprend donc sans obligation de création d’un CDI, sans obligation de créer un temps complet, sans obligation de rémunération minimum en dehors du SMIC…Intéressant concept de rendre gratuit le travail précaire. Ce doit être une grande idée pour « dépasser le clivage droite-gauche »… !

Autre mesurette, qui n’a bien sûr rien à voir avec le libéralisme effréné : la promesse de la « concentration des exonérations des charges patronales sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC » pour réaliser « 9 milliards d’économie sur les aides aux entreprises ». De prime abord, même notre LAGUILLER nationale saute de joie au plafond de son deux-pièces des Lilas devant cette sauvagerie faite aux patrons. Bien sûr, il n’en est rien, les aides concentrées sur les bas salaires favoriseront la multiplication desdits bas salaires, et il est ainsi à craindre que trois ans après cette forte mesure, les entreprises n’embauchent que « en dessous de 1,3 SMIC ».

On rigolerait si ce n’était pas si tragique. S’ajoutent quelques considérations générales fortes sur le chômage qu’il faudrait combattre (ah bon ?), sur la consommation qu’il faudrait relancer (ah bon ??), sur les entreprises qui seraient « incitées à ne pas jeter les salariés de plus de 50 ans dehors » (et comment ? et pour les autres ??), sur la mise en place d’une « politique économique européenne » (on y avait pas pensé…) et, bien sûr, en bon centriste de droite qui se respecte, le couplet sempiternel sur la « modernisation de l’État » dont il ne ressort ABSOLUMENT RIEN : pas une mesure, pas une idée, juste l’inébranlable volonté de « moderniser ».

Le reste ? Il n’y a pas de reste.

Voilà donc le grand projet pour la France de notre camarade révolutionnaire. On vous l’a dit, de la « social escroquerie ».

Le traitement ultime des déchets nucléaires, par Thierry LASSABATÈRE


Les déchets de haute activité et à vie longue (HAVL) sont des produits directement issus du combustible nucléaire, sous forme vitrifiée (après retraitement à l’usine de La Hague) ou bien, si cette solution est un jour adoptée, sous forme solide sortie de réacteur (combustible usé non retraité). La loi du député PS Bataille (1991-2006) fixait trois voies de recherche pour le traitement ultime des déchets nucléaire.

La transmutation (axe 1) a pour objectif de transformer les éléments fortement radioactifs en éléments beaucoup moins nocifs. Les études montrent que seule pourrait être pratiquée efficacement, dans des réacteurs à neutrons rapides (p.ex. type SUPERPHENIX amélioré), la transmutation des dérivés de l’uranium, très toxiques mais aisément confinables dans un stockage. Cette transmutation d’intérêt contestable se traduirait par un inventaire radioactif très important dans le cycle de production (réacteur, usines de fabrication ou de retraitement du combustible), posant un problème de sûreté et limitant l’efficacité globale de la transmutation à une réduction de moitié, seulement, de l’inventaire final de déchets à stocker.

L’entreposage (axe 3) des déchets n’est qu’une solution provisoire (jusqu’à 100 ans environ), sous surveillance et avec possibilité de reprise des colis pour leur traitement en cas de problème. Cette solution, qui ne pose guère de problème scientifique, a les faveurs du public. Pour des raisons compréhensibles (liées à la garantie de surveillance et de maintenance de l’installation), mais au prix d’un mensonge consistant à faire passer l’entreposage pour une alternative au stockage, qu’il ne fait en réalité que retarder.

Le stockage (axe 2) apparaît ainsi comme un passage obligé, et la seule solution ultime. Le Parlement a récemment prononcé sa faisabilité scientifique, moyennant quelques problèmes à vérifier:
- le scénario d’évolution normale repose sur l’intégrité et la qualité de la roche hôte, qui reste à vérifier;
- les scénarios accidentels, les plus pénalisants, reposent sur le rôle des scellements manufacturés en argile gonflante, qui fractionnent l’inventaire et constituent les points faibles du stockage;
- pour eux notamment, les questions scientifiques épineuses — évolution dans le temps, température élevée (vers 100°C), génération de gaz par corrosion — restent mal résolues.

Le stockage géologique est à ce jour la seule solution définitive pour l'élimination des déchets nucléaires. Sa faisabilité, bien que possible, n'est pas totalement démontrée. Son coût, surtout ajouté à si on lui ajoute celui du démantèlement de certaines anciennes centrales, pose problème. Mais ce qui justifie la défiance du public, c'est le défi inédit —peut-être inaccessible à la science — du long terme et de l'absence de retour d'expérience. Ce serait bien la seule fois qu'une société industrielle adopterait une solution technique axée uniquement sur la science et aucunement sur les principes de surveillance et d'intervention. La seule solution mature est donc bien d'oeuvrer, comme le fait notre candidate, pour un mix énergétique plus équilibré, plus écologique et plus responsable, rompant avec le tout nucléaire et son fardeau le plus lourd, la gestion des déchets.

En campagne!

Communiqué de Rénover Maintenant 20e - 21/02/07

Depuis maintenant près d’un an, la situation de la 21e circonscription de Paris envenime les relations entre les socialistes du 20e arrondissement, et met dangereusement en cause nos positions dans une circonscription où l’électorat nous est a priori favorable.

Nous ne reviendrons pas sur les épisodes malheureux qui ont émaillé une douloureuse année, de la promesse d’une élection ouverte au refus même d’un simple vote de ratification pour l’investiture de notre candidate.

Nous réaffirmons avec force notre attachement aux principes démocratiques qui fondent notre Parti, et qui ont été sciemment bafoués pour des intérêts partisans peu glorieux, à l’heure où notre candidate Ségolène ROYAL se propose de rénover nos pratiques et la gauche.

Nous déplorons qu’à plusieurs reprises, et alors même qu’un vote de ratification pouvait faire consensus, nos instances fédérales et nationales aient préféré l’entretien du flou, du non-dit, du pourrissement, à la sortie de la crise. Nous condamnons les diverses manoeuvres souterraines qui ont accompagné ces épisodes douloureux d’un feuilleton bien trop long.

Nous avons toujours affirmé que ces méthodes tout à fait scandaleuses ne devaient en aucune manière remettre en cause les deux personnalités concurrentes que sont Sophia CHIKIROU, dont nous comprenons et partageons l’amertume, et George PAU LANGEVIN, dont nous saluons la droiture personnelle.

Cette situation n’a aujourd’hui que trop duré, si proche des élections, et le climat dans notre section à ce sujet s’envenime de jour en jour, alors que la campagne présidentielle devrait occuper nos pensées et nos énergies, et que la section, remobilisée et redynamisée, attend autre chose.

L’heure de la responsabilité a sonné et il n’est plus temps de tergiverser. Et il faudra bien que l’écrasante majorité des militant-e-s qui souhaitent simplement militer, soit responsable pour toutes et tous, y compris en lieu et place de certains responsables qui se sont amusés, glorifiés, voire ont tiré profit d’une situation créée de toute pièce.

Aussi, Rénover Maintenant prend-il acte de la décision nationale de désigner, sans vote ni ratification des militant-e-s, la candidature de George PAU LANGEVIN dans la 21e circonscription de Paris pour les prochaines élections législatives. Elle est désormais, et sans contestation possible, la candidate des socialistes aux élections législatives.

Droits dans nos principes et nos convictions, et fidèles et loyaux à notre Parti, nous lançons un appel sans équivoque au soutien à George PAU LANGEVIN dans une tâche que les derniers événements malheureux ont rendue difficile. Elle a désormais la lourde responsabilité politique de panser les plaies ouvertes par des méthodes regrettables, et l’impérieux devoir de conduire les socialistes de la 21e circonscription de Paris à la victoire.

Elle pourra dans sa mission compter sur la mobilisation sincère et déterminée des militant-e-s de Rénover Maintenant à battre la droite et faire gagner le Parti Socialiste.

Nous appelons également notre candidate à s’appuyer avec force sur les ressources socialistes locales, sur l’action irréprochable conduite par notre secrétaire de section Sandra CHÉLÉLÉKIAN qui accomplit avec succès, honnêteté, ouverture et rassemblement une tâche bien difficile ; et sur l’action municipale populaire conduite par Michel CHARZAT.

Nous formons à nouveau le souhait pour l’avenir que la nécessité d’assurer la diversité de nos territoires à l’assemblée nationale ne puisse jamais souffrir d’une accusation d’application partisane, et en appelons aux instances nationales de notre Parti pour garantir à l’avenir des décisions claires et transparents, validées par les militant-e-s locaux.

Nous regrettons vivement que George PAU LANGEVIN n’ait pas pu bénéficier d’une telle transparence et d’une désignation sans équivoque qui auraient installé sa campagne avec plus de force encore, et dans la ferveur militante.

Un dernier mot pour notre candidat-suppléant Jean-Jacques PASCAL, qui n’a pu défendre jusqu’au bout sa candidature à la suppléance, attribuée au Mouvement Républicain et Citoyen (MRC). Nous saluons sa droiture et son honnêteté, et sa volonté, jamais démentie, de mener campagne avec respect pour toutes et tous, et écoute de toutes et tous, fort de ses convictions, de sa conception et de sa défense, juste et équitable, de la démocratie interne.

La bataille contre notre seul adversaire, la droite, peut désormais se poursuivre avec toutes nos forces et une détermination sans faille, nous comptons sur vous toutes et tous !