
C’est donc désormais la fable que l’on nous demande d’avaler depuis quelques semaines, c’est donc le petit frisson nécessaire qui agite les journalistes en mal de sensation forte, François BAYROU, le candidat du ni-ni, serait en train de réaliser une OPA inamicale aussi bien sur la clientèle de l’UMP que sur l’électorat socialiste. Curieux grand écart qui devrait déjà inspirer la méfiance…
Et aucune précaution n’est prise par les journalistes et les instituts de sondage qui nous expliquaient encore il y a peu qu’il n‘y avait rien à attendre d’une campagne présidentielle totalement verrouillée et jouée entre Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY. Une telle incohérence et inconséquence à trois semaines d’intervalle, la schizophrénie nous guette.
Il faut faire scoop et sensation, remettre un peu d’enjeu dans une élection qui finalement ne leur convient plus, ne leur semble pas suffisamment soumise à suspense. Après avoir eux-mêmes écrasé la concurrence, les médias et instituts de sondages créent désormais de toutes pièces un frisson qui viendrait déranger leurs propres prévisions. On tourne en rond.
Et peu importe le reste. Peu importe que l’électorat tenté par BAYROU soit le plus friable, incertain de son choix à plus de 60%. Peu importe qu’on laisse le béarnais évoluer en eaux troubles, dans un flou programmatique rarement atteint par un candidat à l’élection présidentielle. Peu importe qu’il soit incapable de dire avec qui et surtout avec quelle majorité législative il compte gouverner demain, et sur quelle ligne politique. Peu importe que l’ensemble des députés de l’UDF aient été élus par la droite. Peu importe que dans tous les exécutifs locaux, quelles que soient les collectivités territoriales, régions, conseils généraux, communes, communautés d’agglomération, l’UDF siège fièrement aux côtés du grand frère UMP, vote contre les budgets adoptés par la gauche y compris au mépris de l’ « intérêt collectif » qui semble aujourd’hui agiter l’ancien Ministre de l’Éducation nationale d’Édouard BALLADUR et d’Alain JUPPÉ. On est bien loin, sur le terrain, dans la réalité de l’action, du fameux ni-ni censé sauver le débat politique français de l’appauvrissement.
Pour le contenu programmatique, on l’a dit, il faut sortir loupes et détecteurs d’idées tant BAYROU et ses sbires pèchent par vide sidéral autour de leur vague concept de la « social économie ».
On demande à cor et à cri à Ségolène ROYAL de la preuve, des idées, des réformes, une vision sous peine de la condamnation immédiate, mais alors pour ses collègues masculins, nada. SARKOZY se promène de plateau en plateau, pavane de radio en radio, erre de pays en pays en trimballant deux-trois idées toutes faites censées exalter l’homme viril et la France prétendue raciste qui attend l’ordre, pendant que François BAYROU, avec insistance et fausse naïveté assez pénible, agite comme seul talisman son positionnement de rejet, sensé être original.
Alors, en cherchant bien, on trouve trois ou quatre mesurettes censées enthousiasmer les foules, et qui mériteraient surtout d’être mieux connues des quelques égarés de gauche qui peuvent visiblement encore se permettre d’attendre 5 ans supplémentaires que la gauche repasse…
Très puissante mesure du centriste révolutionnaire et idée-phare : permettre « à toute entreprise qu’il le souhaitera de créer deux emplois nouveaux sans charges pendant cinq ans »…« sans aucune exigence » ! On comprend donc sans obligation de création d’un CDI, sans obligation de créer un temps complet, sans obligation de rémunération minimum en dehors du SMIC…Intéressant concept de rendre gratuit le travail précaire. Ce doit être une grande idée pour « dépasser le clivage droite-gauche »… !
Autre mesurette, qui n’a bien sûr rien à voir avec le libéralisme effréné : la promesse de la « concentration des exonérations des charges patronales sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC » pour réaliser « 9 milliards d’économie sur les aides aux entreprises ». De prime abord, même notre LAGUILLER nationale saute de joie au plafond de son deux-pièces des Lilas devant cette sauvagerie faite aux patrons. Bien sûr, il n’en est rien, les aides concentrées sur les bas salaires favoriseront la multiplication desdits bas salaires, et il est ainsi à craindre que trois ans après cette forte mesure, les entreprises n’embauchent que « en dessous de 1,3 SMIC ».
On rigolerait si ce n’était pas si tragique. S’ajoutent quelques considérations générales fortes sur le chômage qu’il faudrait combattre (ah bon ?), sur la consommation qu’il faudrait relancer (ah bon ??), sur les entreprises qui seraient « incitées à ne pas jeter les salariés de plus de 50 ans dehors » (et comment ? et pour les autres ??), sur la mise en place d’une « politique économique européenne » (on y avait pas pensé…) et, bien sûr, en bon centriste de droite qui se respecte, le couplet sempiternel sur la « modernisation de l’État » dont il ne ressort ABSOLUMENT RIEN : pas une mesure, pas une idée, juste l’inébranlable volonté de « moderniser ».
Le reste ? Il n’y a pas de reste.
Voilà donc le grand projet pour la France de notre camarade révolutionnaire. On vous l’a dit, de la « social escroquerie ».
Et aucune précaution n’est prise par les journalistes et les instituts de sondage qui nous expliquaient encore il y a peu qu’il n‘y avait rien à attendre d’une campagne présidentielle totalement verrouillée et jouée entre Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY. Une telle incohérence et inconséquence à trois semaines d’intervalle, la schizophrénie nous guette.
Il faut faire scoop et sensation, remettre un peu d’enjeu dans une élection qui finalement ne leur convient plus, ne leur semble pas suffisamment soumise à suspense. Après avoir eux-mêmes écrasé la concurrence, les médias et instituts de sondages créent désormais de toutes pièces un frisson qui viendrait déranger leurs propres prévisions. On tourne en rond.
Et peu importe le reste. Peu importe que l’électorat tenté par BAYROU soit le plus friable, incertain de son choix à plus de 60%. Peu importe qu’on laisse le béarnais évoluer en eaux troubles, dans un flou programmatique rarement atteint par un candidat à l’élection présidentielle. Peu importe qu’il soit incapable de dire avec qui et surtout avec quelle majorité législative il compte gouverner demain, et sur quelle ligne politique. Peu importe que l’ensemble des députés de l’UDF aient été élus par la droite. Peu importe que dans tous les exécutifs locaux, quelles que soient les collectivités territoriales, régions, conseils généraux, communes, communautés d’agglomération, l’UDF siège fièrement aux côtés du grand frère UMP, vote contre les budgets adoptés par la gauche y compris au mépris de l’ « intérêt collectif » qui semble aujourd’hui agiter l’ancien Ministre de l’Éducation nationale d’Édouard BALLADUR et d’Alain JUPPÉ. On est bien loin, sur le terrain, dans la réalité de l’action, du fameux ni-ni censé sauver le débat politique français de l’appauvrissement.
Pour le contenu programmatique, on l’a dit, il faut sortir loupes et détecteurs d’idées tant BAYROU et ses sbires pèchent par vide sidéral autour de leur vague concept de la « social économie ».
On demande à cor et à cri à Ségolène ROYAL de la preuve, des idées, des réformes, une vision sous peine de la condamnation immédiate, mais alors pour ses collègues masculins, nada. SARKOZY se promène de plateau en plateau, pavane de radio en radio, erre de pays en pays en trimballant deux-trois idées toutes faites censées exalter l’homme viril et la France prétendue raciste qui attend l’ordre, pendant que François BAYROU, avec insistance et fausse naïveté assez pénible, agite comme seul talisman son positionnement de rejet, sensé être original.
Alors, en cherchant bien, on trouve trois ou quatre mesurettes censées enthousiasmer les foules, et qui mériteraient surtout d’être mieux connues des quelques égarés de gauche qui peuvent visiblement encore se permettre d’attendre 5 ans supplémentaires que la gauche repasse…
Très puissante mesure du centriste révolutionnaire et idée-phare : permettre « à toute entreprise qu’il le souhaitera de créer deux emplois nouveaux sans charges pendant cinq ans »…« sans aucune exigence » ! On comprend donc sans obligation de création d’un CDI, sans obligation de créer un temps complet, sans obligation de rémunération minimum en dehors du SMIC…Intéressant concept de rendre gratuit le travail précaire. Ce doit être une grande idée pour « dépasser le clivage droite-gauche »… !
Autre mesurette, qui n’a bien sûr rien à voir avec le libéralisme effréné : la promesse de la « concentration des exonérations des charges patronales sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC » pour réaliser « 9 milliards d’économie sur les aides aux entreprises ». De prime abord, même notre LAGUILLER nationale saute de joie au plafond de son deux-pièces des Lilas devant cette sauvagerie faite aux patrons. Bien sûr, il n’en est rien, les aides concentrées sur les bas salaires favoriseront la multiplication desdits bas salaires, et il est ainsi à craindre que trois ans après cette forte mesure, les entreprises n’embauchent que « en dessous de 1,3 SMIC ».
On rigolerait si ce n’était pas si tragique. S’ajoutent quelques considérations générales fortes sur le chômage qu’il faudrait combattre (ah bon ?), sur la consommation qu’il faudrait relancer (ah bon ??), sur les entreprises qui seraient « incitées à ne pas jeter les salariés de plus de 50 ans dehors » (et comment ? et pour les autres ??), sur la mise en place d’une « politique économique européenne » (on y avait pas pensé…) et, bien sûr, en bon centriste de droite qui se respecte, le couplet sempiternel sur la « modernisation de l’État » dont il ne ressort ABSOLUMENT RIEN : pas une mesure, pas une idée, juste l’inébranlable volonté de « moderniser ».
Le reste ? Il n’y a pas de reste.
Voilà donc le grand projet pour la France de notre camarade révolutionnaire. On vous l’a dit, de la « social escroquerie ».
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